Qui suis-je ?

Un portrait en pâte à modeler de Pierre, l'auteur du site, animateur jeunesse et parent d'accueil — avatar

Qui suis-je ?

Si tu es ici, c’est sans doute que quelque chose coince à la maison. Un ado qui ne parle plus, une porte qui claque, un silence qui dure, une conversation que tu ne sais pas comment commencer. Peut-être que tu as tapé ta question dans Google tard le soir, quand toute la maison dort sauf toi.

Alors avant de te dire qui je suis : bienvenue. Tu n’es pas un mauvais parent. Tu es un parent d’ado. Ce n’est pas la même chose.

Des ados, j’en ai eu plein la maison

Je m’appelle Pierre. Enfin, pas vraiment — je t’explique pourquoi un peu plus bas.

Tout a commencé il y a plus de 35 ans. J’avais 16 ans, et j’ai lancé mon premier groupe de jeunes pour des gamins de 12 à 15 ans. Je ne le savais pas encore, mais je venais de commencer le travail d’une vie.

Depuis, j’ai été animateur, responsable de jeunes, accompagnateur — sur trois continents. J’ai côtoyé des adolescents de cultures européennes, nord-américaines, latines, asiatiques, africaines et du Pacifique. Des centaines de conversations, souvent tard le soir, souvent au moment où l’on ne s’y attend pas.

Et puis il y a eu la maison. J’ai accueilli chez moi des enfants, des adolescents, des jeunes adultes. Certains sont venus vivre sous mon toit ; une petite dizaine de garçons et de jeunes hommes ont partagé mon quotidien, parfois pendant des années. Les devoirs pas faits, les portes qui claquent, les silences interminables — et les discussions à cœur ouvert à une heure du matin. Ce que tu vis en ce moment, il y a de bonnes chances que je l’aie vécu aussi, dans mon propre salon.

Et j’ai fait tout cela en solo. Alors si tu élèves ton ado seul(e) — ou si tu te sens seul(e) face à lui, même en couple — sache-le : je sais ce que c’est. Vraiment.

Pourquoi je fais ça

Pendant longtemps, je n’aurais pas su te répondre. Je faisais ce qui me semblait juste, c’est tout.

C’est des années plus tard, en thérapie, que j’ai compris. Quand on m’a diagnostiqué un TDAH, tout s’est éclairé : le décalage que j’avais ressenti toute ma jeunesse avec mon entourage, cette impression de n’être jamais tout à fait « comme il faut »… et cette envie viscérale que d’autres jeunes n’aient pas à vivre ça.

Ce qui m’anime depuis toujours, c’est d’équiper les jeunes pour le long terme. Les aider à découvrir qui ils sont — et à se sentir célébrés pour qui ils sont, même quand cette identité détonne dans leur environnement. Surtout quand elle détonne. Ton ado est peut-être en train de chercher exactement ça. Et toi, tu es peut-être en train de chercher comment l’accompagner sans y laisser ta santé. C’est pour vous deux que ce site existe.

Ce que je ne suis pas

Je ne suis pas psychologue, ni thérapeute, ni médecin. Rien de ce que tu liras ici ne remplace un professionnel de santé, et quand un article touche à un sujet qui le nécessite, je t’indiquerai vers qui te tourner.

Ce que je suis, c’est quelqu’un qui a élevé des jeunes hommes que je regarde aujourd’hui avec une fierté immense. Quelqu’un qui s’est aussi formé — notamment aux États-Unis, à l’accueil d’enfants issus de traumatismes familiaux — mais dont le vrai bagage, ce sont des décennies de conversations avec des ados : leurs besoins, leurs angoisses, leurs désirs, leur envie d’être.

Ici, tu ne trouveras pas de théorie descendue d’un manuel. Tu trouveras ce qui s’est passé dans un vrai salon, avec de vrais ados, et ce qui a aidé — ou pas.

Pourquoi « Pierre » ?

Parce que les histoires que je raconte ici ne m’appartiennent pas complètement. Elles appartiennent aussi à des jeunes et à des parents réels, que j’ai accompagnés dans des moments fragiles. Je change les prénoms, les lieux, les détails qui pourraient les identifier.

Soyons honnêtes : aucun masque n’est parfait, et je ne te promettrai pas un anonymat impénétrable — ça n’existe pas. Mais en restant « Pierre », j’ajoute une protection de plus entre ces histoires et ceux qui voudraient y mettre des visages. Je veux garder cet espace privé, pour eux d’abord.

Ce que tu liras est vrai. Les noms, non. C’est le prix de leur confiance, et je le paie volontiers.

Ce que tu trouveras ici

Des réponses concrètes aux situations qui t’empêchent de dormir : l’ado qui ne parle plus, celui qui défie tout, celle qui s’enferme avec son téléphone, les sujets impossibles à aborder, et cette culpabilité de parent dont personne n’ose parler.

Une situation te pèse en ce moment ? Explore les grandes rubriques du site — tu y es probablement déjà quelque part.

Bienvenue. Tu n’es plus seul(e).

— Pierre